Abstinence

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Abstinence

Message  Hippy73 le Lun 22 Aoû 2011 - 9:52

Pour vos contributions :

09/01/2008
No sex last year
Agnès n’a pas fait l’amour depuis un an. Elle se dit «en manque» mais aucun homme ne lui plait suffisamment. Aurélien n’a pas fait l’amour depuis un an et demi. Les deux femmes de sa vie, ce sont ses filles, qu’il élève seul depuis son divorce. Agnès et Aurélien font partie de ces «abstinents», les chômeurs du sexe, qui racontent leur histoire dans No sex last year.
La vie sans sexe ? Cela concerne beaucoup de monde en France : selon un sondage Ipsos de 2004, 25% des Françaises et 10% des Français déclarent vivre dans la solitude sexuelle. Certains se sentent laissés pour compte. D’autres se définissent comme des abstentionnistes. Quand le journaliste David Fontaine (au Canard Enchaîné) découvre cet inquiétant phénomène, il décide d’enquêter. Six femmes et six hommes se confient à lui. «Ils m'ont raconté leur histoire avec confiance, et j'ai voulu la respecter. L'idée était de de m'abstenir de tout jugement, car j'ai très vite pris conscience de ce que la situation des abstinents involontaires, des gens qui traversent une phase sans sexe dans leur vie à leur corps défendant, est très stigmatisée socialement, comme le montrent des expressions courantes comme "mal baisés", "frustrés", "misère sexuelle", etc.
Au cours d’entretiens non-directifs, David Fontaine recueille donc les témoignages de 12 personnes qui ont connu une période «sans» d’au moins six mois consécutifs entre 30 et 39 ans. Six mois, c’est la durée à partir de laquelle le fait de n’avoir plus de relation sexuelle commence à inquiéter, à alerter, et dans certains cas, n’est plus vécu comme un simple accident transitoire… Concernant les couples, six mois, c’est la durée retenue par l’Eglise pour caractériser la non-consommation pouvant conduire à l’annulation du mariage. Du point de vue thérapeuthique, six mois sans rapports, c’est aussi le délai critique à partir duquel les sexologues parlent de «couples en crise».

Dans No sex last year, Julien, Pascale, Fumiko, John ou Florence avouent avoir traversé des périodes bien plus longues. Pascale, par exemple, affiche à son «palmarès» dix ans d’une vie sexuelle «quasi inexistante». Elle est «avenante, très sociable, petite, un peu ronde, un sourire pétillant derrière ses lunettes» et la seule chose qui cloche avec elle, c’est qu’elle ne se masturbe pas. Jamais. Ce mot même la gêne. «J’ai entendu dire que ça se fait, mais pour moi, les caresses, ça se fait à deux», dit-elle. Autre exemple : Olga, —réalisatrice de 33 ans «qui parle d’abondance, sans tabou, parfois même très crûment, et ponctue ses longues tirades d’un rire enfantin et communicatif»—, n’a pas fait l’amour depuis quatre ans et demi. Pourquoi ? Elle veut toujours faire jouir l’autre, sans s’occuper de son propre plaisir. Au point d’escamoter son orgasme… qu’elle simule avec art.

John, lui, «œil bleu sombre, le regard franc, très grand et d’allure athlétique», explique ne presque plus pratiquer l’amour physique depuis quatre ans (sauf avec «des putes») parce que «les femmes ça prend trop de temps». Houellebecq, évidemment, il a lu : «C’est un des seuls écrivains honnêtes qui ait osé dire la vérité.» Quant à Pierre, écrivain, grand sentimental, il a fait sa traversée du désert après un divorce : un an sans sexe, parce qu’«il ne peut faire l’amour que lorsqu’il est très amoureux»…
Dans ce livre conçu comme une plongée ethnologique dans les ténèbres du désir, chaque témoignage reste unique. Impossible de tirer aucune conclusion de No sex last year. Impossible de se dire «ça ne m’arriverait pas à moi». Il suffit d’un compagnon castrateur et manipulateur. Il suffit d’un accouchement difficile. Ou d’un viol. Ou tout simplement d’une longue période de déprime.
«J’ai rencontré des gens qui trouvaient intéressants que l'on parle d'eux pour montrer qu'ils ne sont pas isolés et exceptionnels, explique David Fontaine. Malgré le tabou qui pèse sur eux, sur leur situation très dépréciée dans une société de consommation sexuelle où il importe de paraitre dominant, performant, en pleine santé érotique (message indéfiniment répété par la pub et les médias, voire par l'art aussi), ils existent, et souvent ils vivent plutôt bien leur situation, et ne sont pas si malheureux que la société voudrait nous le faire croire. Ils ont bien compris mon optique qui était non militante, mais de les respecter, voire de les réhabiliter, en donnant à lire des témoignages rassurants aux lecteurs pouvant se dire : "Ah, je ne suis pas tout seul dans cette situation..."»
Malgré tout, No sex last year ne fait pas l’éloge de l’abstentionnisme, ni de la chasteté volontaire et encore moins de ce phénomène foireux qu’est l’asexualité (l’absence de tout désir revendiquée comme un droit). Rien de défaitiste dans ce livre, qui joue plutôt le rôle d’un coup de fouet : réveillez-vous. Deux semaines après s’être confié à David Fontaine, un des témoins —Sylvain— revient, «transformé, radieux» annoncer qu’il a trouvé l’âme-soeur. Comme quoi il suffisait d’en parler. On ne parle jamais assez de sexe.
No sex last year, de David Fontaine, éditions Les Petits Matins, en coédition avec Arte Éditions, inclut un CD audio gratuit d’Arteradio.com, 172 p., 18 euros
Post scriptum de David Fontaine : "Oui, souvent, le simple fait de témoigner leur a permis de voir plus clair. Il n'était pas rare que le témoin, lorsque je lui demandais depuis combien de temps il n'avait pas fait l'amour et que j'insistais pour dater les choses, se mette à compter sur ses doigts, et me dise : "Ah tout de même, huit mois", ou bien : "trois ans en trois périodes sur les cinq dernières années" et prenne alors conscience qu'il s'était installé dans une situation durable. Parfois, l'entretien a même semblé avoir des vertus libératrices, car certains ont fait des rencontres fructueuses peu après... Ce qui prouve bien, une fois de plus, que "Parler pour parler est notre seule délivrance", selon un mot que je trouve très beau du poète romantique allemand Novalis."
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Re: Abstinence

Message  Jean-Luc le Lun 22 Aoû 2011 - 22:15

Merci Hippy73, il faudrait que tu cites les références et l'origine des textes que tu postes s'il s'agit de "repompage"...

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Re: Abstinence

Message  Eon le Mar 23 Aoû 2011 - 11:20

Hippy73 a écrit: "L'idée était de m'abstenir de tout jugement,
Jusqu'où va l'abstinence...

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Message  cory le Mar 23 Aoû 2011 - 15:20

oui, l'amour, ça s'entretient
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Re: Abstinence

Message  Hippy73 le Mar 23 Aoû 2011 - 18:21

Jean-Luc a écrit:Merci Hippy73, il faudrait que tu cites les références et l'origine des textes que tu postes s'il s'agit de "repompage"...

Tout juste qu'un "repiquage" !
Il s'agit d'un texte d'Agnès Giard extrait de son blog : http:/ /sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2008/01/no-sex-last-nig.html
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Message  Ardwenn le Jeu 12 Jan 2012 - 13:46

Ce qui est effrayant, dans cette histoire, ( et dans cet article, même s’il est franchement plus honnête que la moyenne – c’est du Canard Enchaîné, quand même ) , c’est la négation de la souffrance.
Je peux personnellement témoigner que la souffrance entraînée par une abstinence de longue durée est intolérable. L’organisme se contracte et finit par ne plus rien sentir du tout.
C’est là le stade dangereux. ( Celui aussi où d’aucuns choisissent d’assumer leur « a-sexualité", nouvelle option dans la longue liste des "orientations sexuelles" ).
Au delà, on arrive dans la zone où un cancer peut de déclarer. Voir, par exemple, le nombre de cancers du col de l’utérus.
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Message  hippium le Jeu 12 Jan 2012 - 13:52

l'a-sexualité de notre époque est effrayante. Au mieux la sexualité aujourd'hui est confondue avec le "sexy". C'est dramatique et effrayant !

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Message  hippium le Jeu 12 Jan 2012 - 13:56

Beaucoup d'admiration pour quelqu'un qui dénonce tout ça (et n'est absolument pas entendu) le physiologiste Jean-Didier Vincent !

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Message  hippium le Jeu 12 Jan 2012 - 14:03



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Message  hippium le Jeu 12 Jan 2012 - 14:10


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Message  patchouli le Sam 25 Fév 2012 - 21:19

Quand on pense que dès 1977 Tahar Ben Jelloun faisait de l'abstinence sexuelle non choisie la "plus haute des solitudes" (éditions du Seuil)...
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Message  hippium le Jeu 1 Mar 2012 - 10:39

C'était il y a longtemps... Un autre siècle...

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Message  Anaïs le Mer 10 Oct 2012 - 11:05

Les eunuques vivent plus longtemps
(Courrier international 26 Septembre 2012)

Perdre ses mâles attributs prolonge la durée de vie de 40 %, à en croire une étude sud-coréenne. L’équipe de Kyung Jin Min, de l’université Inha à Incheon, a comparé la survie moyenne d’hommes castrés accidentellement ou intentionnellement avec celle de leurs parents. Les chercheurs se sont intéressés à 81 eunuques de la cour impériale de la dynastie Chosun, nés entre 1556 et 1861. Conclusion : les hommes privés de leur virilité vivaient soixante-dix ans environ, contre cinquante-trois ans en moyenne pour les autres. Sur 81 eunuques, on comptait trois centenaires (100, 101 et 109 ans), une proportion 130 fois supérieure au taux de centenaires dans l’ensemble de la population. Les chercheurs attribuent cette différence au rôle des hormones masculines, qui pourrait notamment expliquer le fait que les hommes vivent moins longtemps que les femmes. Ces hormones pourraient affaiblir le cœur ou le système immunitaire, lit-on dans la revue Current Biology.
http://www.courrierinternational.com/article/2012/09/26/les-eunuques-vivent-plus-longtemps


Messieurs, vous voyez ce qu'il vous reste à faire ! lol!
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Message  Dr_Natural le Mer 10 Oct 2012 - 11:33

D'un autre côté, je ne vois vraiment pas l'intérêt de vivre si longtemps si justement on n'a plus ses attributs ! lol! lol!
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Message  Ardwenn le Mer 10 Oct 2012 - 11:39

On a toujours dit que les petits vieux hargneux, haineux et teigneux, résistaient plus longtemps...
C'est pas les foutues hormones magiques qui les maintiennent en vie, c'est la haine....
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Re: Abstinence

Message  rainbowgeek le Sam 13 Oct 2012 - 0:55

Sauf que parmi les eunuques, il y en a qui se suicident à cause de ça.

Reste à savoir également si l'homosexualité fait vivre plus longtemps (en dehors de quelques MST bien sûr) !
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Message  Doctor Sex le Dim 25 Nov 2012 - 11:23

La cour d'appel d'Aix en Provence a condamné un homme à verser 10 000 € de dommages et intérêt à son épouse qu'il n'honrait plus , sous prétexte d'une fatigue chronique, depuis suffisamment longtemps pour que cela en devienne une souffrance pour l'épouse délaissée. Le jugement s'est appuyé sur l'article 1382 du code civil qui dit que 'toute personne "qui cause un dommage doit réparer le préjudice."
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Re: Abstinence

Message  Doctor Sex le Dim 25 Nov 2012 - 11:27

SOCIÉTÉ

Pas de sexe durant le mariage? Le mari doit payer des dommages et intérêts

29 novembre 2011 (Libération)


Après 21 ans de mariage, sa femme délaissée sexuellement a obtenu qu’il soit condamné à lui verser 10.000 euros pour réparer ce préjudice, selon un arrêt de la cour d’appel d’Aix.

Après 21 ans de mariage, une femme délaissée sexuellement par son époux depuis des années a obtenu qu’il soit condamné à lui verser 10.000 euros de dommages et intérêts pour réparer ce préjudice, selon un arrêt consulté mardi par l’AFP.



«Quelle époque extraordinaire où le tabou de l’abstinence sexuelle, récemment brisé en librairie, l’est dans les prétoires!», s'exclame l’avocate Emmanuelle Pierroux, dans la Gazette du Palais, le trihebdomadaire qui a révélé cet arrêt. «En mariage, une sexualité active tu auras donc, sinon ton conjoint victime, abstinent forcé par ta faute, tu indemniseras!», ironise la juriste parisienne.

Dans cet arrêt de mai 2011, la cour d’appel d’Aix-en-Provence confirme en grande partie une décision du juge aux affaires familiales de Nice qui, en janvier 2009, avait prononcé le divorce aux torts exclusifs de l’époux.

Comme en première instance, la cour d’appel a accordé à cette femme, mariée depuis 1986 et mère de deux enfants, 10.000 euros à titre de dommages et intérêts pour «absence de relations sexuelles pendant plusieurs années».

La cour s’appuie sur l’article 1382 du code civil, qui prévoit que toute personne «qui cause à autrui un dommage» doit réparer ce préjudice. Les magistrats d’appel reprennent en grande partie l’argumentaire développé par le juge de première instance.

«Les attentes de l’épouse étaient légitimes»

Dans son arrêt, la cour explique que l’époux «conteste l’absence de relations sexuelles, considérant qu’elles se sont simplement espacées au fil du temps en raison de ses problèmes de santé et d’une fatigue chronique générée par ses horaires de travail.» Mais, poursuit-elle, «il ressort toutefois (...) que la quasi absence de relations sexuelles pendant plusieurs années, certes avec des reprises ponctuelles, a contribué à la dégradation des rapports entre époux.»

Or pour les magistrats aixois, «les attentes de l’épouse étaient légitimes dans la mesure où les rapports sexuels entre époux sont notamment l’expression de l’affection qu’ils se portent mutuellement, tandis qu’ils s’inscrivent dans la continuité les devoirs découlant du mariage».

Quant au mari, ont-ils jugé, il «ne justifie pas de problèmes de santé le mettant dans l’incapacité totale d’avoir des relations intimes avec son épouse.»

«Tableau des préjudices d’abstinence forcée»

Cet arrêt n’a pas manqué de susciter la critique chez Me Pierroux. «En 2011, s’interroge-t-elle, la consommation au sens du droit canon, soit l’acte charnel, serait-elle une condition de perfection du mariage, un mariage conclu, mais non consommé, étant valable, mais non parfait, et pouvant donc être dissous?» «En d’autres termes, poursuit-elle, "pas de sexe, plus de mariage!" A l’aune du Code civil et de sa vision désincarnée du mariage, un tel raisonnement n’est pas sérieux!»

Pour l’avocate, la thèse développée par les magistrats aixois est «erronée et choquante tant le devoir conjugal n’implique pas nécessairement l’existence d’une sexualité active entre époux».

Quant à ce «préjudice si spécifique», «à l’aide de quels outils l’évaluer», se demande la juriste. «A quand, ironise-t-elle, l’élaboration d’un tableau des préjudices d’abstinence forcée sur le modèle de ceux des maladies professionnelles, annexés au Code de la Sécurité sociale?»

(AFP)
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