Poésie
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Poésie
Qui a lu le recueil de poèmes de Michel Houellebecq, Configuration du dernier rivage, Flammarion, 15 € ?
Re: Poésie
Non. J'avais téléchargé la carte et le terittoire lorsque ce livre est passé sous licence Créative Commons, mais son histoire de peintre et de plombier ne m'a pas intéressé suffisamment pour lire le livre en entier.
De toute façon, plagier des productions sous licence libre (comme Wikipedia) et ensuite contester le fait que l'utilisation de ces productions suppose que l'oeuvre dérivée (le livre de Houellebecq) passe automatiquement sous licence libre est profondément malhonnête et relève d'un profond mépris envers les auteurs qui choisissent la licence libre pour partager des connaissances ou productions au lieu d'une licence propriétaire.
Voir l'article de celui qui a détecté le problème.
http://fgallaire.flext.net/houellebecq-creative-commons/
Et la définition de la licence Créative Commons, voir notamment la clause SA :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Creative_Commons
De toute façon, plagier des productions sous licence libre (comme Wikipedia) et ensuite contester le fait que l'utilisation de ces productions suppose que l'oeuvre dérivée (le livre de Houellebecq) passe automatiquement sous licence libre est profondément malhonnête et relève d'un profond mépris envers les auteurs qui choisissent la licence libre pour partager des connaissances ou productions au lieu d'une licence propriétaire.
Voir l'article de celui qui a détecté le problème.
http://fgallaire.flext.net/houellebecq-creative-commons/
Et la définition de la licence Créative Commons, voir notamment la clause SA :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Creative_Commons
Re: Poésie
Sur le bonheur des Justes...
SUR LE BONHEUR DES JUSTES, ET SUR
LE MALHEUR DES REPROUVES
Heureux, qui de la Sagesse
Attendant tout son secours,
N'a point mis en la Richesse
L'espoir de ses derniers jours.
La mort n'a rien qui l'étonne ;
Et dès que son Dieu l'ordonne,
Son âme prenant l'essor
S'élève d'un vol rapide
Vers la demeure, où réside
Son véritable trésor.
De quelle douleur profonde
Seront un jour pénétrés
Ces insensés, qui du monde,
Seigneur, vivent enivrés ;
Quand par une fin soudaine
Détrompés d'une ombre vaine,
Qui passe, et ne revient plus,
Leurs yeux du fond de l'abîme
Près de ton trône sublime
Verront briller tes Elus !
Infortunés que nous sommes,
Où s'égaraient nos esprits ?
Voilà, diront-ils, ces hommes,
Vils objets de nos mépris,
Leur sainte et pénible vie
Nous parut une folie.
Mais aujourd'hui triomphants,
Le Ciel chante leur louange,
Et Dieu lui-même les range
Au nombre de ses Enfants.
Pour trouver un bien fragile
Qui nous vient d'être arraché,
Par quel chemin difficile
Hélas ! nous avons marché !
Dans une route insensée
Notre âme en vain s'est lassée,
Sans se reposer jamais,
Fermant l'oeil à la lumière,
Qui nous montrait la carrière
De la bien-heureuse Paix.
De nos attentats injustes
Quel fruit nous est-il resté ?
Où sont les titres augustes,
Dont notre orgueil s'est flatté ?
Sans amis, et sans défense,
Au trône de la vengeance
Appelés en jugement,
Faibles et tristes victimes
Nous y venons de nos crimes
Accompagnés seulement.
Ainsi d'une voix plaintive
Exprimera ses remords
La Pénitence, tardive
Des inconsolables Morts.
Ce qui faisait leurs délices,
Seigneur, fera leurs supplices.
Et par une égale loi,
Tes Saints trouveront des charmes
Dans le souvenir des larmes
Qu'ils versent ici pour toi.
Jean Racine
LE MALHEUR DES REPROUVES
Heureux, qui de la Sagesse
Attendant tout son secours,
N'a point mis en la Richesse
L'espoir de ses derniers jours.
La mort n'a rien qui l'étonne ;
Et dès que son Dieu l'ordonne,
Son âme prenant l'essor
S'élève d'un vol rapide
Vers la demeure, où réside
Son véritable trésor.
De quelle douleur profonde
Seront un jour pénétrés
Ces insensés, qui du monde,
Seigneur, vivent enivrés ;
Quand par une fin soudaine
Détrompés d'une ombre vaine,
Qui passe, et ne revient plus,
Leurs yeux du fond de l'abîme
Près de ton trône sublime
Verront briller tes Elus !
Infortunés que nous sommes,
Où s'égaraient nos esprits ?
Voilà, diront-ils, ces hommes,
Vils objets de nos mépris,
Leur sainte et pénible vie
Nous parut une folie.
Mais aujourd'hui triomphants,
Le Ciel chante leur louange,
Et Dieu lui-même les range
Au nombre de ses Enfants.
Pour trouver un bien fragile
Qui nous vient d'être arraché,
Par quel chemin difficile
Hélas ! nous avons marché !
Dans une route insensée
Notre âme en vain s'est lassée,
Sans se reposer jamais,
Fermant l'oeil à la lumière,
Qui nous montrait la carrière
De la bien-heureuse Paix.
De nos attentats injustes
Quel fruit nous est-il resté ?
Où sont les titres augustes,
Dont notre orgueil s'est flatté ?
Sans amis, et sans défense,
Au trône de la vengeance
Appelés en jugement,
Faibles et tristes victimes
Nous y venons de nos crimes
Accompagnés seulement.
Ainsi d'une voix plaintive
Exprimera ses remords
La Pénitence, tardive
Des inconsolables Morts.
Ce qui faisait leurs délices,
Seigneur, fera leurs supplices.
Et par une égale loi,
Tes Saints trouveront des charmes
Dans le souvenir des larmes
Qu'ils versent ici pour toi.
Jean Racine
oiseaulys- Messages : 356
Date d'inscription : 01/08/2011
Leonora Carrington
Où sont-ils passés
les vagabonds célestes
beatniks
de Paris Londres
et San Francisco
tanguant de Tanger
à Bombay
Allo allo Jack allo Alan
allo Bill
m'entendez-vous ?
les enfants-fleurs
aux trips hallucinants
se seraient-ils égarés ?
Que reste-t-il
des rengaines peace and love
des musiciens des rues
maintenant
qu'il est interdit
de faire la manche
sur les trottoirs
des capitales du monde ?
The Star-Spangled Banner
se tord
sur les cordes de la guitare
de Jimmy Hendrix
et Janis module
sauvagement
dans ces cris
le blue délirant
du désespoir
Que sont devenus
ces millions de jeunes gens
extatiques
enfants de la révolution
ces "rêveurs définitifs"
de l'ici
et de l'ailleurs
qui embrasaient
le coeur des villes ?
1968 a séché
comme pétales
de coquelicots
entre les pages de
Nous l'avons tant aimé, la révolution
et Dany le Rouge
est devenu vert-de-gris
Salut à toi le Che vigoureux
salut camarades radieux
salut à vous compagnons
amoureux de la vraie vie
et de la poésie
Salut à vous
les assassinés
qui êtes restés fidèles
à votre poste
jusque dans
votre propre mort
tandis que tant d'autres
ont fini par déserter
froidement
la cause inespérée
de la liberté
en pactisant
avec l'ennemi
Le rusé Mickey Mouse
aurait-il eu raison de vous
mon pauvre Charlie Brown
mes furieux freaks brothers ?
On s'emmerde à New-York
autant qu'à Tokyo
ou Ontario
pas facile de nos jours
de vivre sans une tune
les bons gurus
amassent fortune
tandis que les guerres
dégueulent
des cargaisons
d'innocents carbonisés
et que le sang versé
est disponible
à la pompe
des supermarchés
Comment vieillit-elle
la génération perdue
a-t-elle déjà pris sa retraite
en Thaïlande
à Marrakech
là où il est toujours possible
de s'offrir des enfants
comme des sucres d'orge ?
Partout où la misère
mord la poussière
despotes et banquiers
s'engraissent
Où sont les folles fêtes d'antan
dans les fumées du Chitral
ou du double zéro* ?
Les livres de comptes
des ogres et des monstres
les auraient-ils engloutis ?
La seule question
sérieuse
c'est de savoir
comment se comportent
le Dow Jones,
le CAC 40
et le Nikkei ?
Les valeurs valsent
sur les graphiques numériques
Le fric s'évalue
à la hausse ou à la baisse
comme des morceaux
de bidoche humaine
enveloppée de papier gras
sur le plateau
de la balance du boucher
Le règne joyeux
de l'imagination
a laissé place
au temps étatique
de la terreur
internationalisée
les vagabonds célestes
beatniks
de Paris Londres
et San Francisco
tanguant de Tanger
à Bombay
Allo allo Jack allo Alan
allo Bill
m'entendez-vous ?
les enfants-fleurs
aux trips hallucinants
se seraient-ils égarés ?
Que reste-t-il
des rengaines peace and love
des musiciens des rues
maintenant
qu'il est interdit
de faire la manche
sur les trottoirs
des capitales du monde ?
The Star-Spangled Banner
se tord
sur les cordes de la guitare
de Jimmy Hendrix
et Janis module
sauvagement
dans ces cris
le blue délirant
du désespoir
Que sont devenus
ces millions de jeunes gens
extatiques
enfants de la révolution
ces "rêveurs définitifs"
de l'ici
et de l'ailleurs
qui embrasaient
le coeur des villes ?
1968 a séché
comme pétales
de coquelicots
entre les pages de
Nous l'avons tant aimé, la révolution
et Dany le Rouge
est devenu vert-de-gris
Salut à toi le Che vigoureux
salut camarades radieux
salut à vous compagnons
amoureux de la vraie vie
et de la poésie
Salut à vous
les assassinés
qui êtes restés fidèles
à votre poste
jusque dans
votre propre mort
tandis que tant d'autres
ont fini par déserter
froidement
la cause inespérée
de la liberté
en pactisant
avec l'ennemi
Le rusé Mickey Mouse
aurait-il eu raison de vous
mon pauvre Charlie Brown
mes furieux freaks brothers ?
On s'emmerde à New-York
autant qu'à Tokyo
ou Ontario
pas facile de nos jours
de vivre sans une tune
les bons gurus
amassent fortune
tandis que les guerres
dégueulent
des cargaisons
d'innocents carbonisés
et que le sang versé
est disponible
à la pompe
des supermarchés
Comment vieillit-elle
la génération perdue
a-t-elle déjà pris sa retraite
en Thaïlande
à Marrakech
là où il est toujours possible
de s'offrir des enfants
comme des sucres d'orge ?
Partout où la misère
mord la poussière
despotes et banquiers
s'engraissent
Où sont les folles fêtes d'antan
dans les fumées du Chitral
ou du double zéro* ?
Les livres de comptes
des ogres et des monstres
les auraient-ils engloutis ?
La seule question
sérieuse
c'est de savoir
comment se comportent
le Dow Jones,
le CAC 40
et le Nikkei ?
Les valeurs valsent
sur les graphiques numériques
Le fric s'évalue
à la hausse ou à la baisse
comme des morceaux
de bidoche humaine
enveloppée de papier gras
sur le plateau
de la balance du boucher
Le règne joyeux
de l'imagination
a laissé place
au temps étatique
de la terreur
internationalisée
hipnik- Messages : 1554
Date d'inscription : 01/08/2011
Re: Poésie
Toute l'actualité de la poésie : http://www.scoop.it/t/poezibao
neo-codion- Messages : 1946
Date d'inscription : 03/08/2011
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